Samedi 12 mars 6 12 /03 /Mars 12:46

Ce difficile concours examen met en concurrence les candidats, dont le but est d'obtenir la note magique de 10/20; pour y parvenir, il est souvent conseillé, à tort ou à raison, de faire un certain nombre de choix stratégiques pour mettre toutes les chances de son côté.


Tout d'abord quant à l'IEJ choisi: les taux de réussite guident souvent le choix des candidats au CRFPA;

Il est de notoriété publique que les taux de réussite sont significativement plus élevés en Région parisienne (où ils oscillent entre 40 et 50%), qu'en Province (où ils se situent plus souvent entre 25 et 30%, voire légèrement plus, mais pas dans de grandes proportions).

 

Pour autant, choisir de passer l'examen à Paris où Versailles, ou dans un IEJ de grande taille vous conduira à être noyé(e) dans la masse; peut-être est-il plus judicieux de vous orienter vers un IEJ de taille plus modeste, plus humaine, car vous pourrez ainsi mieux cerner les attentes de vos enseignants, qui seront les correcteurs des épreuves écrites ou les examinateurs des épreuves orales...

 

Il est également possible de choisir l'IEJ d'examen en fonction du type d'épreuves imposées: cas pratiques, commentaires d'arrêts ou dissertation: le mode de préparation est totalement différent de l'un à l'autre; un cas pratique requiert en effet la connaissance des éléments essentiels et un esprit synthétique et pédagogique; un commentaire d'arrêt ou une dissertation obligent à une étude plus approfondie de la matière, pour connaître les différents courants doctrinaux, l'évolution de la législation et de la jurisprudence...

Quant au Sacrosaint Grand Oral, là encore les modalités peuvent différer: il s'agit en général d'un sujet, souvent lié à l'actualité juridique, contenu en quelques mots; certains IEJ invitent les candidats à étudier un article de presse et une décision de justice...

 

Ensuite, le choix des matières, écrite et orale, doit être mûrement réfléchi: d'un point de vue stratégique,il est plus "facile" d'obtenir une note supérieure à la moyenne lorsqu'il s'agit d'une matière choisie par un nombre réduit de candidats (droit fiscal, droit administratif des affaires, droit international privé...) : un correcteur aura plus de facilités à récompenser une bonne copie si les autres, en faible nombre, étant de moindre qualité; en revanche lorsqu'il y a de très nombreuses copies, la probabilité pour décrocher une bonne note s'amenuise quelque peu du fait qu'il s'agit d'un concours examen. Simple application de la loi des probabilités!

 

Autre question susceptible de se poser: faut-il ou non faire jouer les deux dispenses à l'oral (finances publiques/ comptabilité privée, et procédures civiles d'exécution/procédure communautaire et européenne)? Cette question ne se posera évidemment que si ces matières ont déjà été validées au cours du cursus universitaire par une note supérieure à 10/20;

la note obtenue, si brillante soit-elle, sera ramenée à 10/20: aussi, faut-il repasser cette matière pour cumuler (ou pas!) des points d'avance avant le Grand O, tant redouté, ou  vaut-il mieux faire jouer une ou les deux dispense(s) afin d'épargner à ses méninges la révision d'une ou deux matière(s) supplémentaire(s), et par-là même économiser quelques bribes de ce temps qui fait terriblement défaut au fur et à mesure que l'examen approche?


Difficile question qui n'appelle pas de réponse catégorique.


En toute conscience, ayant d'autres activités à côté de la préparation de l'examen, j'ai fait jouer les deux dispenses, choix qui m'a causé quelques tourments nocturnes la veille du Grand Oral, de peur de rater l'examen à quelques points près...

De surcroit, il semble que les dispenses soient plus ou moins "mal vues" dans certains IEJ, prudence donc!


Par ailleurs, de nombreux candidats se basent sur la longueur du programme de la matière (cf. décret du 27 novembre 1991) pour déterminer leur choix: celui du droit patrimonial est ainsi jugé comme relativement cours, alors que la matière de "procédures collectives et sûretés" rassemble en réalité deux enseignements distincts.

 

Mais en toute hypothèse, si le facteur stratégique peut s'avérer important dans la réussite au CRFPA, il ne faut pour autant pas se ruer à tout prix sur une matière boudée des autres candidats: le choix doit bien évidemment être guidé par le fait que l'on se sent à l'aise avec cette matière.

 

 

Par maitre-s
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